Monday, October 10, 2011

Two Pompeii papers this week

Two papers on Pompeii will be presented this week (13th and 14th October) at a workshop in Aspiran, France. The workshop is: Cuisines et espaces culinaires spécialisés à l’époque romaine
dans les Gaules et en Italie : localisation, organisation et équipements.

The two papers are:
Nicolas Monteix - (Université de Rouen): Cuisiner pour les autres. Les espaces commerciaux de production alimentaire à Pompéi.

Steven Ellis (University of Cincinnati): La découverte d'une industrie urbaine de garum à Pompéi: Chronologie, caractéristiques et contexte.

For more info on the workshop:
La question de l’alimentation à l’époque romaine constitue un axe de recherche particulièrement fécond qui intéresse à la fois les anthropologues, les historiens et les archéologues. Au-delà des recettes bien connues d’Apicius ou Caton, les foyers domestiques, les rejets de faune issus de la pratique culinaire ou les marques peintes, qui nous renseignent sur les produits transportés en amphore ou en pot, sont le lot quotidien des archéologues. On connaît aussi, depuis la monographie que M. Bats a consacrée à Olbia de Provence au milieu des années 1980, l’importance des ustensiles de cuisine pour cerner les goûts et pratiques alimentaires des anciens. La nourriture et les façons de préparer, de cuire et de consommer, laissent des traces matérielles précieuses qu’il nous revient d’interroger. Cette problématique est essentielle pour aborder la difficile question de l’acculturation des populations intégrées à l’Empire, en distinguant les innovations culinaires des héritages locaux.
De récentes découvertes de cuisine ou d’espaces culinaires spécialisés réalisées aussi bien en Gaule Narbonnaise (Saint-Bézard) que Lyonnaise (Saint-Laurent-d’Agny) permettent de reprendre ce dossier sous un angle original et de le confronter avec celui des installations connues en Italie. Si les aliments et les récipients utilisés pour la cuisson sont désormais bien connus, à l’instar du service et la table, il n’en va pas de même pour les espaces où étaient préparés et confectionnés les mets consommés. Sont-ils caractérisés par des aménagements spécifiques et lesquels ? Où se placent-ils et comment s’articulent-ils avec les autres composantes des domus urbaines et suburbaines, des villae, des auberges et autres établissements ruraux ? Comment étaient-ils organisés ? Quels sont les mobiliers que l’on peut-y trouver et sont-ils discriminants ? Par extension, on s’intéressera également aux espaces plus spécialisés, comme les fumoirs, les installations de transformation du poisson ou les boulangeries, qui constituent également des entités culinaires à part entière.
Dans cette perspective pluridisciplinaire, on privilégiera les études de cas bien documentées, pour lesquelles on dispose à la fois de données architecturales (fours, tables de cuisson, foyers construits, équipements de stockage, réserves), de mobiliers relatifs aux activités de cuisine et/ou de boulangerie (vaisselle spécifique, instrumentum, dispositifs de mouture, etc.) et éventuellement, de macro-restes animaux ou végétaux (études carpologique et/ou anthracologique). L’objectif de cette table ronde est de proposer à la communauté scientifique des dossiers solidement étayés, reposant sur une présentation détaillée des données matérielles, susceptibles d’alimenter une réflexion relative à l’organisation de ces espaces spécialisés et les mobiliers qu’ils mettent en œuvre.